La contrefaçon sur internet

Selon le ministère de l’Economie, des Finances et de l’Industrie, la contrefaçon représente aujourd’hui près de 10% du commerce mondial, soit un coût annuel de 200 à 300 milliards d’euros pour l’économie mondiale dont 6 milliards pour l’économie française (source).

Les enjeux sont colossaux pour l’entreprise : diminution des ventes, perte de valeur et de prestige de la marque, perte du bénéfice de l’innovation.

En France, les douanes ont ainsi saisi 8,9 millions de faux objets en 2011, soit une augmentation de 42% par rapport à 2010, affirme l'Union des Fabricants (UNIFAB). En Europe, ce sont près de 103 millions d'objets contrefaits ou piratés qui ont été interceptés par les douanes en 2010, contre 75 millions en 2005 (source : rapport annuel de la Commission sur les interventions douanières de l'UE).

Traditionnellement, les produits de luxe alimentaient ce marché, mais des objets de la vie quotidienne sont désormais régulièrement saisis, tels que les cigarettes (34%), les étiquettes et logos de marque (8%), les vêtements (7%), ainsi que les jouets (7%). Shampoings, dentifrices et appareils domestiques constituent également une part importante des coups de filet (14%).

Internet est le premier canal de distribution des copies

Il n’est plus rare de trouver des boutiques frauduleuses d’origine chinoise en première page de Google sur la citation de la marque (lire notre article : Les boutiques de contrefaçon en première page de Google). Les noms de domaine sont de plus en plus utilisés pour vendre de la contrefaçon sur internet (consultez notre livre blanc à ce sujet).

Il suffit d’entrer le nom de votre marque préférée sur Ebay ou Alibaba.com pour constater la présence de produits « alternatifs ».
La douane française constate une hausse importante des saisies de petits colis issus de commandes internet mais ne peut lutter efficacement contre cette micro-invasion.